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mercredi 27 juin 2007

3 mai : balade au parc

Jeudi, jour férié. Celui-ci est en honneur de la Constitution. J'ai découvert quelques jours auparavant qu'il y a un grand parc à l'est de la commune. J'y suis donc allé, en fin de journée.
J'ai fait une petite vidéo en chemin. L'idée était de montrer à quoi ressemblait le quartier vers chez moi. Le problème c'est que quand on marche, on bouge le bras. Et quand on tient l'appareil photo dans la main, il bouge avec le bras. Donc la vidéo est un peu fatiguante à regarder, désolé.

Une fois la vidéo finie, j'ai fait quelques photos de la rue, alors que le soleil commençait déjà à décliner sérieusement.


Avant de rentrer dans le parc même, un petit terrain rempli de fleurs.

Le parc est vraiment grand, en 2 parties. Reliées par un pont, qui passe au-dessus d'une rivière et d'une route.


Si le parc est grand, il n'est pas pour autant très original. Je l'ai trouvé moins beau que les autres parcs dans lesquels j'ai pu aller au Japon.

Je sors du parc, et la nuit tombe. De jolies fleurs sur le chemin de retour. Et puis, à un carrefour, je me retrouve face à un bar "français", qui s'appelle "La République" ("since 2007"), on peut même apercevoir le drapeau tricolore sur la gauche.

vendredi 13 avril 2007

7 avril : sortie pluvieuse

Samedi, je me lève vraiment tard (logique, vu l'heure à laquelle je me suis couché). Je ne sors qu'en fin de journée, explorer des coins de mon quartier que je ne connais pas. Comme le printemps est doux à Tokyo, je ne prends qu'un gros pull, pour ne pas m'encombrer d'une veste.
Et bien sûr, au bout de quelques minutes, il se met à pleuvoir. Heureusement, ce n'est pas le déluge, mais ce n'est pas une petite pluie non plus. Je continue de marcher, la tète découverte, m'abritant sous un store de magasin ou sous un abribus quand la pluie devient trop forte.

Je prends des rues un peu au hasard, mais je prends garde à ne pas trop m'éloigner non plus, des fois que la pluie deviendrait trop forte. Je tombe devant cette avertissement à destination des jeunes femmes contre les voleurs de sac à main. C'est bizarre, ce côté sécuritaire dans une ville où l'insécurité est très faible.

samedi 3 mars 2007

3 mars : balade semi-nocturne

Aujourd'hui samedi, repos. Parce que c'est bien beau de vouloir faire du tourisme, mais entre le boulot la semaine et le tourisme le week-end, je n'ai plus le temps de souffler, moi.
Bonne grasse matinée (jusqu'à près de midi). Je constate que le dernier numéro de Respublica (lettre électronique de la gauche républicaine) reprend l'article que j'avais écrit pour le blog de prochoix, c'est cool :)
Je déjeune, je traîne l'après-midi : je lis, je surfe sur internet, je joue un peu, bref je me détends.
En fin d'après-midi, je me décide à sortir, sans savoir encore où aller : cela se décide en route. L'envie me prend donc de traverser la rivière Sumida. Je me retrouve rapidement sur un des ponts non loin de chez moi. C'est le pont bleu que vous avez pu apercevoir sur mes vidéos la semaine dernière. Comme souvent, sur les grands ponts, l'attribution des voies à un sens ou à l'autre peut varier pour s'aménager à la circulation, cela grâce aux panneaux à l'entrée du pont. Je traverse ensuite le pont, et je me balade un peu de l'autre côté. À un moment, j'aperçois sur une carte que je ne suis plus très loin de la station Hatchōbori, je décide d'aller y faire un tour.

Il y a à la fois une station de métro, et une station de train. Je rentre pour la seconde : le métro, je sais comment ça marche, comment prendre un ticket : je le prends tous les jours. Par contre, le train je ne sais pas comment ça marche ; pas de guide en anglais, mais en observant les gens, je comprends vite le principe des billets et des lignes : c'est bon, je saurais me débrouiller quand je souhaiterais prendre le train (c'est la gare la plus proche de chez moi).

Je rentre. Et puis je me dis que j'aimerais bien prendre des photos de nuit. Pour l'instant j'ai évité, parce que ça implique un temps de pose bien plus long, et que je n'ai rien pour fixer mon appareil. Mais bon, je me débrouille pour éviter ça : j'essaye de me poser sur les barrières pour être sur quelque chose de stable ; le problème c'est que le dessus des barrières est bien plus souvent un peu courbé que totalement plat, ça n'aide pas.
Après avoir retraversé le pont dans l'autre sens, je descends sur la rive prendre quelques photos :


En remontant, j'aperçois un arbre en fleurs. Je ne saurais vous dire exactement de quoi il s'agit ; je pencherais pour un cerisier, c'est ce qui est le plus fréquent, mais c'est peut-être aussi un prunier ou un abricotier, je suis incapable de le dire lorsqu'il n'y a pas encore de fruits… Ce n'est pas habituel qu'ils soient déjà fleuris à cette période, mais l'hiver a été doux : c'est le premier hiver sans neige à Tokyo depuis le début des relevés météorologiques (1876).

En tout cas, mon arbre en fleurs est mal placé, trop difficile à prendre en photo. Mais j'en aperçois un autre de l'autre côté de la route.
Vue d'ensemble, et vue avec un plus gros zoom :

Vue de dessous :

Vues de très près :

J'aurais mis du temps à obtenir des photos qui me plaisent, mais je finis par rentrer, plutôt content de moi.

PS : Les amateurs auront peut-être reconnu que le titre que j'ai donné à cette note est un clin d'œil à une émission de radio de musique ambient à l'époque où j'étais au lycée (qui revit d'ailleurs en podcast).

2 mars : modernité

Le quartier où se situe ma résidence a beau se situer à seulement 3 ou 4 kilomètres du centre-ville de Tokyo, c'est un endroit très calme.

Mais il y a un truc qui m'a marqué, ce sont les câbles (électricité et téléphone) qui traversent les rues. Surprenant pour un français : même dans mon petit village, l'enfouissement des câbles a eu lieu il y a une dizaine d'années !

Bon, quand on a vu des enchevêtrements de dizaines de câbles au milieu des rues à Bangkok, on peut quand même dire que ça reste du câblage d'un pays développé. Mais cela n'en est pas moins surprenant.

Quelle est la raison de ce non-enfouissement ? Je ne sais pas. Les tremblements de terre, peut-être ?

jeudi 22 février 2007

19 février : Premier jour

(Note : j'essayerais le plus possible de mettre des liens vers les points Google Maps correspondant aux lieux dont je parle)

Lundi matin, petit moment de panique. Pas facile de se rendre compte qu'on est venu se retrouver tout seul à l'autre bout du monde, dans un pays non francophone et très peu anglophone, avec un alphabet différent… Surtout que je ne savais pas encore ni où manger, ni où était la laverie. Très Lost in translation… Bon, ça finit par passer, en regardant les cartes, ou en cherchant des infos sur internet pour me sentir moins perdu.

Midi, je finis par sortir de chez moi. Bon, reste le principal truc : où trouver à manger dehors ? J'ai pris mon bouquin de phrases japonaises, au cas où. Je passe devant un petit resto : le menu dehors a des dessins et quelques trucs écrits en anglais. Je vois à peu près ce que je vais bien pouvoir manger. J'entre. J'attends qu'on me tende la carte. Mais la serveuse me montre du doigt la machine sur le côté. En fait, on met son argent dans la machine, on appuie sur un bouton pour choisir le plat qu'on veut, la machine nous donne un ticket, qu'il faut ensuite donner à la serveuse pour qu'elle ramène le plat commandé. Moi j'ai pris un steak avec un œuf dessus, avec du riz bien sûr. Ici, le riz se mange collant, il faut dire que c'est plus pratique à manger ainsi pour le manger avec des baguettes.
Je découvre, au bout de la rue où était le resto, une sortie, la 3, de la station de métro que je dois prendre (Monzen-Nakacho). En fait, je suis à Koto-ku, et je dois aller à Hitotsubashi (où se situe mon labo), dans l'arrondissement Chiyoda. Ce n'est pas très compliqué : je dois entrer dans la station, prendre la ligne Tozai en direction de l'Ouest, et sortir 4 arrêts plus tard. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai choisi de prendre une chambre dans ce coin : parmi les chambres libres de l'agence, c'était ce coin-là qui me semblait le plus pratique pour aller rapidement au labo sans perdre une heure dans les transports.
Je sors donc à la station Takebashi (sortie 2).

Belle vue sur la petite île verte au milieu de Chiyoda (sur laquelle se trouve notamment le Palais Impérial). Je me pose devant le plan à la sortie du métro ; j'essaye pendant un bon moment de faire correspondre le plan que j'ai imprimé sur le site du labo à celui que j'ai devant moi. Pas facile, étant donné le fait le premier n'était pas orienté vraiment vers le nord et qu'il y a beaucoup de rues qui se croisent.

Je pars un peu vers la gauche, avant de tourner à droite, je prends une photo de l'"Hirakawa Gate", et je me retourne pour reprendre une photo de ce mélange entre immeubles et verdure.

Pour aller au labo, il faut que je passe sous une voie express. Ce qu'il y a de surprenant, c'est qu'à cet endroit, cette route passe… au-dessus de la rivière.


Le National Center of Sciences, le bâtiment dans lequel se situe mon labo (pour info je suis au 14ème étage) :
Je reviens vers la sortie de la station de métro. Il y a pas mal de gens qui courent. Et puis je prends en photo une statue, qui se trouve juste à côté.

En sortant du métro, je vais au supermarché (celui qu'on entre-aperçoit à gauche de la sortie de la station sur la vidéo que j'ai postée hier) faire les courses, ou plutôt acheter à manger. Je fais les courses pour les soirs et les week-ends (le midi je mangerai au labo) : ça sera plus pratique et plus économique, en plus ça m'évitera d'avoir à m'aventurer dans des restos.
Je rentre dans le magasin sans savoir quoi acheter. Bon, finalement, je vais éviter les trucs qui m'ont l'air bizarre, au moins pour le début. Résulat des courses :
De gauche à droite, et de haut en bas : un paquet de riz de deux kilos, des fruits (oranges ? mandarines ?), une bouteille de coca, de la sauce tomat au basilic, de la confiture de fraise, du pain de mie, des tablettes de chocolat, des tranches façon pizza, des spaghettis, et enfin de la viande emballé dans des sachets. Ça reste très occidental, je sais. Mais bon, je m'habitue en douceur…

mardi 20 février 2007

18 février : Arrivée

Arrivée à l'aéroport de Tokyo-Narita vers 9h du matin heure locale. Ça me fait toujours aussi peur d'être dans un avion aussi énorme quand il atterit. Je devais être à la 3 ou 4ème rangée de sièges la plus à l'avant de la classe économique, donc je peux sortir relativement vite. Passage à l'immigration rapide, le temps pour l'employer de lire et de me tamponner un visa de 3 mois. Je vais donc au tapis roulant pour récupérer ma valise ; sauf que là, pour une fois, elle était dans les dernières. Donc j'ai bien attendu 20 minutes devant le tapis à croire reconnaître ma valise et puis en fait non, jusqu'à ce que je la trouve enfin. Passage à la douane rapide aussi : je n'avais rien à me reprocher, mais bon c'est quand même un peu fatiguant d'ouvrir ta valise, de la refermer, et tout… Donc je me suis efforcé de paraître sympathique au douanier (il me demande d'où je viens, je lui réponds que je suis de France, il me demande combien de temps je vais rester au Japon, je lui dis que je reste moins de 3 mois, pour un stage dans un laboratoire d'informatique), ça a dû marcher, j'ai pas eu besoin d'ouvrir ma valise.
Je sors de la zone d'arrivée et me retrouve dans la zone de sortie de l'aéroport. J'aperçois un distributeur qui accepte Visa, Mastercard, etc. Je vais donc retirer de l'argent.
Je prends ensuite le service de bus pour rejoindre Tokyo même. Le bus est relativement vide, c'est agréable, une heure de repos. Dehors il pleut. (pardonnez la couleur des vidéos, due au vitres teintées du bus).

Le bus nous dépose au T-CAT (Tokyo City Air Terminal). Je traverse ce bâtiment pour aller à la station de métro la plus proche (Suitengūame). C'est là que la journée devient fatiguante. Parce qu'à la sortie du bus, j'ai récupéré ma valise. Une valise qui fait 16 kilos plus un sac à ordinateur qui doit en faire 5, c'est vite fatiguant à porter. Surtout que s'il y a des escalators dans le metro, ce n'est pas systématique, surtout quand on descend.

Il y a deux services de métro à Tokyo : le Tokyo Metro et le Toei. Les tickets sont à un prix relativement abordable (calculé en fonction de la distance parcourue), tant qu'on reste sur la même compagnie de metro. Il y a un tarif de transfert d'une compagnie à l'autre, mais c'est à éviter quand on peut se débrouiller autrement. Le principe de la vente de ticket est le suivant : vous regardez sur la carte combien le billet va vous coûter, et vous achetez le ticket du prix correspondant. Si finalement vous allez plus loin que ce qu'autorise le ticket, vous devez aller à une machine payer la différence ; alors les portes de sortie s'ouvriront lorsque vous passerez le ticket ainsi régularisé.
Je prends une carte Passnet de 1000¥ à la machine, cette carte est valable sur les deux réseaux et est très pratique : vous la glissez à l'entrée et à la sortie, et le prix du ticket (selon la distance, le transfert, etc.) est soustrait automatiquement à la somme restant sur votre Passnet, sans que vous ayez à vous en soucier.

Mon but est maintenant de rejoindre Shinjuku, à l'autre bout du centre-ville. J'arrive au bout d'un moment à la station correspondante. Elle est immense. Je sais que je dois prendre la sortie Est pour aller où je dois aller, mais j'ai un mal fou à la trouver. Une fois cette sortie trouvée, j'arrive rapidement au bureau de la société qui loue la chambre où je suis. Je remplis pas mal de papier, je suis déjà épuisé. Mais bon, ça va, on me parle anglais, et même un peu français lorsque la personne s'occupant de mon dossier s'aperçoit de ma nationalité en voyant mon passeport.
Une fois tous les papiers remplis, on me donne la clé de ma chambre. Donc là je dois retraverser Tokyo dans l'autre sens, pour arriver quasiment à mon point de départ (ma chambre est à Koto-ku, près de la station Monzen-Nakacho, à une dizaine de minutes à pied de Suitengūame). Je reprends ma carte du métro pour trouver quel chemin prendre. Pour n'avoir à faire qu'une seule correspondance (je rappelle que j'ai toujours 20 kilos de bagage à transporter), je passe cette fois par le sud de Tokyo.
Enfin, j'arrive à la gare, et je trouve la sortie à laquelle on m'a dit de sortir (puisqu'on m'a donné un plan de comment aller à ma chambre à partir de cette station).
Je ne suis plus très loin de chez moi. Mais, la fatigue aidant, je trouve moyen de me tromper : on m'a indiqué qu'il y avait un coiffeur à cet angle, et je n'en vois point, je ne vois qu'un bar. Je commence à rebrousser chemin, puis je reviens à cet angle parce que je ne vois pas où aller ailleurs si je suis le plan ; et là je me rends compte qu'il y avait bel et bien un coiffeur à cet angle, que je n'avais pas été assez attentif. Là, c'est bon, je suis presque chez moi. Je n'ai plus qu'à aller tout droit, traverser une petite rivière et j'y serai.

Je suis à l'endroit indiqué sur la carte, j'aperçois le nom de ma résidence. Ça y est ! Je pose enfin mes valises, je vais faire un petit tour sur internet que j'ai dans ma chambre (je suis un accro, deux jours sans internet et j'ai besoin d'y faire un tour). Et puis je m'endors : il est 17 heures au Japon, cela fait quand même 29 heures que je n'ai pas dormi…