jeudi 8 mars 2007

7 mars : lessive

D'habitude, je n'ai pas à me débrouiller tout seul pour faire ma lessive, puisque je rentre tous les week-ends chez mes parents. Je n'avais donc jamais encore utilisé de laverie avant d'arriver à Tokyo.
Les premiers jours, je ne savais même pas où était la laverie la plus proche, et ça m'embêtait. Mais j'ai fini par observer de plus près le bâtiment à même pas dix mètres de chez moi, et me suis alors rendu compte que j'étais déjà passé plusieurs fois devant ce que je recherchais sans le voir.

Au bout de deux semaines et quelques jours, j'arrive au bout de ma réserve de vêtements, je suis bien obligé de me mettre à la lessive.
Première fois que j'utilise une laverie, il y a bien d'explications sur les machines, mais évidemment tout est en japonais. Je me fie donc au quelques petits dessins. Ah si, le prix, là c'est bien en chiffres arabes, tu ne peux pas le rater ;)
Finalement c'était pas si compliqué que cela !

6 mars : produits français

J'ai lu que l'eau japonaise contenait très peu de calcium. L'avantage c'est qu'ils n'ont pas besoin de Calgon pour leurs machines à laver le linge. Le désavantage c'est que le calcium manque pour les os.
Donc je me suis acheté des yaourts. Dans le rayon laitages, j'ai vu également des yaourts Bio de Danone (ici, aucune loi n'empêche d'appeler ainsi un produit non issu de l'agriculture biologique).
J'ai pris des yaourts Danone, aux fruits.

Ce qui m'a amusé, c'est de voir que Danone revendiquait son identité française pour vendre ses yaourts. Vous pouvez ainsi une bande tricolore voir sur la languette en bas à gauche, et en dessous une opération pour gagner des petits trucs (je ne sais pas ce que c'est) bleus, blancs et rouges.
J'ai eu un petit problème en voulant en manger un : j'avais réglé mon frigo sur le thermostat 5 ou 6 pour que mes produits soient bien frais, mais en voulant manger mon yaourt, je me suis rendu compte que les produits disposés contre le fond du frigo était gelés.
J'ai donc baissé le thermostat et surtout mis les yaourts plus loin du fond.
Maintenant, les yaourts sont à nouveau mous quand je les sors du frigo !

5 mars : pluie

Rien d'exceptionnel en ce lundi.
S'il a fait beau durant le week-end, voire même très beau dimanche, le retour au boulot s'accompagne du retour de la pluie. Tant mieux, cela aurait pu être le contraire !
C'est seulement le deuxième jour qu'il pleut depuis plus de deux semaines que je suis ici.

mercredi 7 mars 2007

4 mars : Asakusa, Akihabara

Après avoir fait la grasse matinée dimanche matin, je me prépare à manger et je pars me promener en début d'après-midi.

L'idée que j'ai en partant, c'est d'aller à Asakusa (au nord-ouest de la ville) puis, en rentrant, de passer à Akihabara (le quartier "électronique" de Tokyo, au centre de Tokyo, au nord de Chiyoda).

Mais avant, j'ai envie de profiter un peu de ce beau temps clair et printanier.
Je retourne au même endroit que la veille au soir, pour prendre les cerisiers en fleurs en pleine lumière.



Traversée du pont bleu :

Petite vidéo de l'autre côté du pont, sous un autre cerisier (en fait, il y en un à chaque coin du pont) :

Je prends ensuite le métro à Kayabacho, direction Asakusa. Je change de ligne à Uneo.
Le métro est rapide, mais ça fait quand même déjà une sacrée distance, qu'on ne ferait pas à pied.

Je sors de la station de métro. Le quartier d'Asakusa semble assez grand. Et touristique aussi. Comme on est au bord de la rivière Sumida, il y a un service de bateaux pour descendre la rivière Sumida jusqu'à la baie de Tokyo, au sud-est de la rive, là où la rivière se jette dans l'océan.
Je traverse le pont Asuma-bashi et j'en profite pour vous faire une autre petite vidéo sur le chemin :

Je retraverse dans l'autre sens pour revenir à Asakusa.
Je me dirige dans la direction du parc où se trouve le temple. Et puis je vois sur ma gauche, une rue remplie de vendeurs et de touristes.
À un moment, je prends une allée sur la gauche, tout aussi remplie de vendeurs, et je tombe sur cela :

En passant un peu de temps à observer le plan, je comprends que je suis devant le Kaminari-mon. Et que la rue bondée de monde devant laquelle je suis, c'est celle qui mène au temple Senso-ji. Moi qui pensais que c'était un coin tranquille, c'est en fait un nid à touristes.
Je suis donc la rue bondée jusqu'au temple.
La pagode à gauche du Senso-ji, et le Senso-ji, plus vieux temple de Tokyo :

On peut voir de la fumée au centre : il y a une sorte de chaudière où les gens font brûler des bâtonnets (sûrement un truc religieux). Et après ils font souffler avec leur main la fumée dans leur direction, pour que ça aille vers leur corps.
Devant le Senso-ji, à droite, il y a une fontaine, les gens ont des grandes louches pour en boire l'eau.

Un détail du Senso-ji : une svatiska, c'est fréquent sur les temples japonais, mais c'est surprenant et même un peu choquant au départ pour un touriste européen de voir des croix gammées à l'envers…
En repartant, je croise en même temps deux femmes en habit traditionnel de geisha, et deux jeunes habillés à la mode américaine, avec la casquette de rappeur sur le côté, ça fait un sacré contraste.

Je reprends le métro pour aller à Akihabara. Mais avant de sortir, je vais aux toilettes. Et là, en levant la tête, je me rends compte que dans le métro, la pub est vraiment partout, même au-dessus des urinoirs !


Akihabara, c'est le quartier électronique de Tokyo. Tout ce qui existe en électronique, vous le trouverez ici. C'est impressionnant, et quand on vient de voir des vieux temples, cela fait un sacré changement en quelques minutes.
Les grands néons se détachent dans la nuit, j'en profite pour faire des photos :

Et puis je marche vers l'ouest, vers Ochanomizu. Comme il fait nuit, je ne peux prendre en photos que des choses bien éclairées, comme la gare de train Sobu d'Ochanomizu, juste avant de rentrer :

samedi 3 mars 2007

3 mars : balade semi-nocturne

Aujourd'hui samedi, repos. Parce que c'est bien beau de vouloir faire du tourisme, mais entre le boulot la semaine et le tourisme le week-end, je n'ai plus le temps de souffler, moi.
Bonne grasse matinée (jusqu'à près de midi). Je constate que le dernier numéro de Respublica (lettre électronique de la gauche républicaine) reprend l'article que j'avais écrit pour le blog de prochoix, c'est cool :)
Je déjeune, je traîne l'après-midi : je lis, je surfe sur internet, je joue un peu, bref je me détends.
En fin d'après-midi, je me décide à sortir, sans savoir encore où aller : cela se décide en route. L'envie me prend donc de traverser la rivière Sumida. Je me retrouve rapidement sur un des ponts non loin de chez moi. C'est le pont bleu que vous avez pu apercevoir sur mes vidéos la semaine dernière. Comme souvent, sur les grands ponts, l'attribution des voies à un sens ou à l'autre peut varier pour s'aménager à la circulation, cela grâce aux panneaux à l'entrée du pont. Je traverse ensuite le pont, et je me balade un peu de l'autre côté. À un moment, j'aperçois sur une carte que je ne suis plus très loin de la station Hatchōbori, je décide d'aller y faire un tour.

Il y a à la fois une station de métro, et une station de train. Je rentre pour la seconde : le métro, je sais comment ça marche, comment prendre un ticket : je le prends tous les jours. Par contre, le train je ne sais pas comment ça marche ; pas de guide en anglais, mais en observant les gens, je comprends vite le principe des billets et des lignes : c'est bon, je saurais me débrouiller quand je souhaiterais prendre le train (c'est la gare la plus proche de chez moi).

Je rentre. Et puis je me dis que j'aimerais bien prendre des photos de nuit. Pour l'instant j'ai évité, parce que ça implique un temps de pose bien plus long, et que je n'ai rien pour fixer mon appareil. Mais bon, je me débrouille pour éviter ça : j'essaye de me poser sur les barrières pour être sur quelque chose de stable ; le problème c'est que le dessus des barrières est bien plus souvent un peu courbé que totalement plat, ça n'aide pas.
Après avoir retraversé le pont dans l'autre sens, je descends sur la rive prendre quelques photos :


En remontant, j'aperçois un arbre en fleurs. Je ne saurais vous dire exactement de quoi il s'agit ; je pencherais pour un cerisier, c'est ce qui est le plus fréquent, mais c'est peut-être aussi un prunier ou un abricotier, je suis incapable de le dire lorsqu'il n'y a pas encore de fruits… Ce n'est pas habituel qu'ils soient déjà fleuris à cette période, mais l'hiver a été doux : c'est le premier hiver sans neige à Tokyo depuis le début des relevés météorologiques (1876).

En tout cas, mon arbre en fleurs est mal placé, trop difficile à prendre en photo. Mais j'en aperçois un autre de l'autre côté de la route.
Vue d'ensemble, et vue avec un plus gros zoom :

Vue de dessous :

Vues de très près :

J'aurais mis du temps à obtenir des photos qui me plaisent, mais je finis par rentrer, plutôt content de moi.

PS : Les amateurs auront peut-être reconnu que le titre que j'ai donné à cette note est un clin d'œil à une émission de radio de musique ambient à l'époque où j'étais au lycée (qui revit d'ailleurs en podcast).

2 mars : modernité

Le quartier où se situe ma résidence a beau se situer à seulement 3 ou 4 kilomètres du centre-ville de Tokyo, c'est un endroit très calme.

Mais il y a un truc qui m'a marqué, ce sont les câbles (électricité et téléphone) qui traversent les rues. Surprenant pour un français : même dans mon petit village, l'enfouissement des câbles a eu lieu il y a une dizaine d'années !

Bon, quand on a vu des enchevêtrements de dizaines de câbles au milieu des rues à Bangkok, on peut quand même dire que ça reste du câblage d'un pays développé. Mais cela n'en est pas moins surprenant.

Quelle est la raison de ce non-enfouissement ? Je ne sais pas. Les tremblements de terre, peut-être ?

1er mars : routine

Rien d'exceptionnel à raconter, aujourd'hui c'était métro boulot dodo ;)
Si je me mets à faire au moins une vidéo ou une photo par jour, je risque vite de raconter n'importe quoi, donc je vais éviter.
Comme tous les jours, le temps est plutôt clair et froid. C'est quand même spécial d'évoluer dans une aussi grande ville, de bosser au milieu des buildings. Pas l'habitude de dominer une ville immense en regardant par la fenêtre au labo, ça change des montagnes que je vois à Grenoble

jeudi 1 mars 2007

28 février : Le charme de la télévision japonaise

J'ai la télé dans ma chambre à Tokyo. Bon, ça ne me sert jamais (vu que je ne comprends pas un mot de japonais), et ça a plutôt tendance à me bouffer beaucoup de place sur le bureau.

Mais bon, je me suis dit que ça pouvait vous intéresser de voir ce qu'il y a sur les 12 chaînes japonaises que me propose ma télé. Attention, c'est plutôt très nul.
La vidéo a été prise mercredi soir quelques minutes après 22 heures…

Du téléachat, du petit train électrique, une coupe du cerveau, un gros plan sur un pont, des news, une sitcom et une série locales. Vous avez de la chance, vous avez échappé aux jeux.

27 février : Marques

Mardi, je continue à prendre mes marques. Le matin au labo, on discute avec ma tutrice de ce que je ferai pendant mon stage. À midi, je mange avec un autre stagiaire français, arrivé la veille : je tente de lui faire profiter de ma toute petite expérience de Tokyo.
Et puis je réfléchis à ce que je vais faire ce week-end. Je ne sais pas encore : d'un côté, j'ai envie de me reposer, de l'autre j'ai envie de faire du tourisme…

Je commence à savoir me servir de mes baguettes : j'arrive à manger sans aucun problème mon bol de riz avec mes baguettes. Y a déjà du progrès, puisqu'au tout début, ce n'était pas gagné du tout !

26 février : Nourriture locale

Fin de journée lundi soir, retour du boulot. C'est bien bon, la nourriture locale, mais à un moment j'ai envie de bonne nourriture occidentale, avec de la viande (ils ont beaucoup de plats à base de poisson, ici).
Alors je vais au McDo à côté de la sortie de la station de métro. Je dis ce que je veux (enfin, le nom du sandwich, quoi), mais je montre bien le menu que je veux pour être sûr que la serveuse comprenne bien, on n'est jamais trop prudent. La serveuse baragouine deux trois mots en anglais pour m'aider, j'arrive à la comprendre malgré son accent. Comme j'avais envie de viande, je me suis carrément pris le MegaMac, 4 tranches de viande (2 fois 2) :

En plus, leurs repas sont moins chers qu'en France : avec un €uro ne se cessant de grimper face au ¥en, ça met le menu McDo à 4€ au Japon contre 6 à 7 en France.
C'est marrant, alors que la nourriture est totalement différente, de manger un repas qui a exactement le même goût qu'en France… Enfin, c'est plutôt triste, cette uniformisation du goût.