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mercredi 4 avril 2007

29 mars : jardins du palais impérial

Jeudi, après le repas de midi, je sors prendre un café avec un collègue. Sur sa proposition, nous allons dans les jardins du palais impérial (j'étais déjà passé à côté, mais comme d'habitude trop tard dans la journée, les portes étaient déjà fermées).

On commence par une vue du fond du parc, de loin, et d'un peu plus près, sur le côté.

Une vue sur le côté du parc, et puis une photo plus proche du cerisier qu'on voyait sur les photos précédentes.

Lorsqu'on passe sur le petit pont (là où on voit des gens sur les photos précédentes), on aperçoit des grosse carpes koï ; ça me fait penser à "Métaphysique des tubes" d'Amélie Nothomb. On passe ensuite, en s'éloignant, devant une construction en bois.

De ce côté-ci du parc, il y a beaucoup d'arbres divers, un pour chacune des 47 préfectures du Japon : je pense pouvoir affirmer sans trop prendre de risque que le palmier venait d'une préfecture méridionale, et le pin d'une préfecture nordique.
Nous finissons par sortir et retourner travailler…


Le soir, je retourne encore à Akihabara pour me faire rembourser mon alim. Le vendeur est rapide pour le faire, j'en suis content parce que je commence à avoir plus que marre de cette histoire.

28 mars : électricité, épisode 7

Je me décide enfin à retourner à Akihabara.
Bien obligé, le câble dont j'ai besoin ne va malheureusement pas tomber du ciel. Pour ne pas prendre le risque de repousser encore une fois, j'y vais assez tôt (10 heures). Sans doute trop tôt d'ailleurs, certains magasins, fermant tard, ouvrent vers 10h30 ou 11h.
Bon, certains sont déjà ouverts : en regardant de plus près les alimentations disponibles, j'en vois en effet plusieurs qui correspondent (19V 3,42A) mais avec un embout diffèrent. Bon, tant pis, je vais tenter le coup quand même, bien que je ne sois pas vraiment . Je cherche celle pour laquelle l'embout correspond le plus, et je l'achète.
Enfin j'ai une alimentation.
Je rentre au labo à pied (15 minutes de marche) ; un peu au Sud d'Akihabara, je vois un logo marrant sur la façade d'un immeuble.

Je teste l'alim : l'embout ne rentre pas. Tant pis, au moins j'aurais essayé, et maintenant je suis vraiment sûr qu'aucune alimentation disponible dans ces magasins ne convient.

27 mars : électricité, épisode 6

Mardi, ça commence à s'arranger un peu.

Déjà, la prof qui m'encadre a trouvé un ordi pour moi. Elle m'avait envoyé un mail en me proposant plusieurs choix, je lui avais répondu que je préférais le vieux portable, pas besoin d'un truc super récent pour faire mon boulot.

En revenant de manger, je vois un petit ordi portable (elle est venue quand j'étais parti) ; en le lançant je m'aperçois qu'il s'agit d'un Windows Vista en japonais. Elle a laissé un post-it sur le pc, pour expliquer que le vieux portable avait des problèmes pour installer les logiciels ; je pense plutôt que c'est la mentalité japonaise qui trouverait impoli de refourger des machines dépassées à des étrangers.

Sinon, après avoir lu un commentaire d'Yvan sur mes problèmes d'alimentation, je lui envoie un mail pour lui demander plus d'informations. Il m'explique que les alimentations sont assez standard sur le voltage et l'ampérage (dans mon cas 19V 3,42A), que seul l'embout change selon les marques (par exemple une alimentation HP marcherait aussi sur un Acer). Comme la veille, je ne vais finalement pas à Akihabara, repoussant encore. Mais au moins, je commence à comprendre, et à reprendre espoir de résoudre mon problème.

26 mars : électricité, épisode 5

Lundi, j'arrive au boulot en expliquant mon problème à mes collègues (je n'ai pas trouvé de câble vendredi).

L'un transmet un message à la prof qui m'encadre pour qu'elle soit au courant de mes problemes, l'autre me prête un de ses ordinateurs (il en a plusieurs) pour me dépanner, le temps que la prof trouve un vrai ordi à me prêter.

L'après-midi, je passe beaucoup de temps sur internet à chercher des renseignements sur mon câble ; et oui, je n'y connais strictement rien, moi.

Au départ, je voulais retourner a Akihabara le soir. Mais je suis finalement trop fatigué, alors je reporte ça au lendemain.

vendredi 30 mars 2007

23 mars : électricité, épisode 4

Les problèmes électriques continuent. Cela faisait quelques jours que le câble d'alimentation de mon ordinateur portable avait des problèmes, que mon PC avait du mal lorsque je le branchais dans la prise sur le côté. Un petit faux-contact : en tournant le câble, cela remarchait.
Jusqu'à jeudi soir. Là, j'avais beau tourner le câble dans tous les sens, plus rien. Je suis quitte pour aller en racheter un autre. Il y a un très grand quartier d'électronique à Tokyo, Akahibara (j'y étais déja passé), je devrais trouver sans problème.

Je vais donc dans un très grand magasin au-dessus de le gare JR d'Akihabara, Yodobashikamera. Au départ, je me trompe : les produits pour PC étant indiques au 2F (2nd floor), je monte deux etages ; je vois beaucoup d'appareils photos mais pas de PC. C'est là que je me souviens que les japonais numerotent les étages à partir de 1 là où nous commençons à 0 : 1F est notre rez-de-chaussée, 2F notre premier étage.

Je finis par trouver les câbles d'alimentation. Là, premier probleme : point de câble pour Acer. Je suis surpris : Acer est quand même le 4ème constructeur mondial de PC, il est répandu partout : Europe, Asie, Australie, Amérique. Mais, malheureusement pour moi, très peu au Japon. En fait, le marché japonais est trusté par les constructeurs nationaux : Sony, Toshiba, Nec, Panasonic, Sharp, Fujitsu, etc.

La vendeuse ne parle pas anglais. Alors on communique avec le traducteur de Yahoo! Japon. Je suis bien placé pour savoir la faible qualité de ces systèmes : je m'efforce donc de comprendre la sortie du traducteur (pas forcement évident) et de répondre par des phrases très simples.
Finalement, elle me dit qu'ils n'ont rien pour moi ici, mais que je devrais essayer d'aller ailleurs dans Akihabara. Elle me fait un plan. Chose marrante : puisque les japonais confondent le R et le L (c'est le même son pour eux), elle me parle de l'Electronic City, mais écrit Erect… (sans savoir que cela peut signifier en anglais, écrit ainsi). Comme je vois qu'elle a du mal à écrire le mot en anglais, je lui fais signe que j'ai compris, que je saurai me débrouiller.
Je vais donc dans les autres grands magasins d'Akihabara. Il y a aussi pas mal de trucs de jeux, aux couleurs de Sega. Ça m'a fait marrer de voir qu'on pouvait gagner des peluches Nintendo dans un de ces trucs.


Même réponse de partout : ah non, Acer on n'en a pas, c'est pas connu au Japon, vous devriez essayer dans d'autres magasins ou dans les petits commerces... À la fin, j'en ai plus que marre (ça fait des heures que je porte mon sac avec mon pc et mon câble pour les montrer aux vendeurs). Je retourne chez Laox, avant qu'il me dise d'essayer de trouver ailleurs, je lui dis que ça fait des heures que je cherche un câble Acer dans ce quartier, je lui demande ce que je peux faire pour résoudre mon problème, il me répond "Good luck"…

J'abandonne pour aujourd'hui. Bon, en cherchant mon cable, je suis passe devant un grand magasin de CD, je vais y faire un tour. Je monte à l'étage de la musique internationale, m'amuse à trouver les CD d'artistes que je connais, à voir les affiches pour les CD venant de sortir (Madonna, Norah Jones ou la sublime Joss Stone). Puis je cherche le rayon français. Que je finis par trouver. Sans surprise : Aznavour, Zazie, Olivia Ruiz (beaucoup de "z", tout ca), en cherchant dans le rayon on trouve aussi Anaïs, Camille, Émile Simon, etc.

Je finis par rentrer, toujours sans câble. Déçu. Je pensais franchement que je n'aurais pas de mal a trouver de nouveau câble. La je vais devoir me priver de pc tout le week-end, et je ne sais pas combien de temps ça va durer. Comme c'est le seul instrument de contact que j'ai avec la France et la Belgique, c'est assez déprimant. Le point positif, c'est que je vais enfin pouvoir me coucher vraiment tôt au lieu de traîner sur internet, et puis que ça fait toujours du bien de couper un peu.

lundi 12 mars 2007

9 mars : électricité

Qu'est-ce qui se passe quand on veut débrancher son portable, et que le câble vient, mais que l'adaptateur prise française/prise japonaise reste coincé ?
On tire comme un malade.
Et à un moment on fait un faux contact.
Et bam.

(non, les traces grises et noires sur une prise électrique, ce n'est pas normal)

Après, j'ai fini par comprendre qu'il suffisait de tourner l'adaptateur dans la prise vers la gauche pour que ça sorte tout de suite.

Philippe, tu t'étonneras si tu vois des endroits noircis sur les bouts de ton adaptateur. Mais il marche toujours très bien ! ;) Pas eu besoin d'aller en acheter un autre à Akihabara

Non, le plus embêtant, c'est que ça a coupé le courant pour toute la rangée…

édit : le commentaire de Philippe fait me rendre compte que je n'ai pas été assez précis. Cela s'est passé au labo, et a coupé le courant des ordis de la rangée d'ordis pour étudiants chercheurs (4 ou 5)

mercredi 7 mars 2007

4 mars : Asakusa, Akihabara

Après avoir fait la grasse matinée dimanche matin, je me prépare à manger et je pars me promener en début d'après-midi.

L'idée que j'ai en partant, c'est d'aller à Asakusa (au nord-ouest de la ville) puis, en rentrant, de passer à Akihabara (le quartier "électronique" de Tokyo, au centre de Tokyo, au nord de Chiyoda).

Mais avant, j'ai envie de profiter un peu de ce beau temps clair et printanier.
Je retourne au même endroit que la veille au soir, pour prendre les cerisiers en fleurs en pleine lumière.



Traversée du pont bleu :

Petite vidéo de l'autre côté du pont, sous un autre cerisier (en fait, il y en un à chaque coin du pont) :

Je prends ensuite le métro à Kayabacho, direction Asakusa. Je change de ligne à Uneo.
Le métro est rapide, mais ça fait quand même déjà une sacrée distance, qu'on ne ferait pas à pied.

Je sors de la station de métro. Le quartier d'Asakusa semble assez grand. Et touristique aussi. Comme on est au bord de la rivière Sumida, il y a un service de bateaux pour descendre la rivière Sumida jusqu'à la baie de Tokyo, au sud-est de la rive, là où la rivière se jette dans l'océan.
Je traverse le pont Asuma-bashi et j'en profite pour vous faire une autre petite vidéo sur le chemin :

Je retraverse dans l'autre sens pour revenir à Asakusa.
Je me dirige dans la direction du parc où se trouve le temple. Et puis je vois sur ma gauche, une rue remplie de vendeurs et de touristes.
À un moment, je prends une allée sur la gauche, tout aussi remplie de vendeurs, et je tombe sur cela :

En passant un peu de temps à observer le plan, je comprends que je suis devant le Kaminari-mon. Et que la rue bondée de monde devant laquelle je suis, c'est celle qui mène au temple Senso-ji. Moi qui pensais que c'était un coin tranquille, c'est en fait un nid à touristes.
Je suis donc la rue bondée jusqu'au temple.
La pagode à gauche du Senso-ji, et le Senso-ji, plus vieux temple de Tokyo :

On peut voir de la fumée au centre : il y a une sorte de chaudière où les gens font brûler des bâtonnets (sûrement un truc religieux). Et après ils font souffler avec leur main la fumée dans leur direction, pour que ça aille vers leur corps.
Devant le Senso-ji, à droite, il y a une fontaine, les gens ont des grandes louches pour en boire l'eau.

Un détail du Senso-ji : une svatiska, c'est fréquent sur les temples japonais, mais c'est surprenant et même un peu choquant au départ pour un touriste européen de voir des croix gammées à l'envers…
En repartant, je croise en même temps deux femmes en habit traditionnel de geisha, et deux jeunes habillés à la mode américaine, avec la casquette de rappeur sur le côté, ça fait un sacré contraste.

Je reprends le métro pour aller à Akihabara. Mais avant de sortir, je vais aux toilettes. Et là, en levant la tête, je me rends compte que dans le métro, la pub est vraiment partout, même au-dessus des urinoirs !


Akihabara, c'est le quartier électronique de Tokyo. Tout ce qui existe en électronique, vous le trouverez ici. C'est impressionnant, et quand on vient de voir des vieux temples, cela fait un sacré changement en quelques minutes.
Les grands néons se détachent dans la nuit, j'en profite pour faire des photos :

Et puis je marche vers l'ouest, vers Ochanomizu. Comme il fait nuit, je ne peux prendre en photos que des choses bien éclairées, comme la gare de train Sobu d'Ochanomizu, juste avant de rentrer :