jeudi 5 avril 2007

1er avril : Shibuya, parc Yoyogi

Dimanche dernier, je n'avais pas eu le temps d'aller au quartier de Shibuya, faute de temps. Un midi de la semaine, je mange avec un collègue qui me conseille d'y retourner, ne serait-ce que pour le fameux passage piéton géant qu'on voit dans "Lost in translation".

J'ai de la chance, la station de Shibuya est assez grande, et je sors du bon côté, celui de la place Hachiko, du nom du chien en statue qui s'y trouve (un chien qui dans les années 30, attendait tous les soirs son maître sur cette place, et qui a continue à le faire après le décès de son maître, jusqu'à sa propre mort).

Là, je fais le touriste de base : je prends une vidéo de la traversée du passage piéton, comme sans doute tout étranger à Shibuya ayant un appareil pouvant prendre des vidéos.
Aujourd'hui, sur l'écran géant, c'est Beyoncé

La traversée vue de loin :

En prenant à gauche l'avenue Dogen-zaka (qui monte), on arrive sur la colline des "Love Hotels".

Je redescends vers la place Hachiko.

Je continue ma balade dans Shibuya, vers le nord, en direction du parc Yoyogi. Rien de vraiment intéressant à photographier. Juste quelques enseignes aux noms français.

J'arrive au Yoyogi Park. Il y a plein de groupes qui jouent. Des rockeurs (le musicien à droite de la première photo a un tee-shirt des Red Hot), des beaux gosses qui chantent pour les minettes.

D'ailleurs, vous pouvez voir sur la seconde photo le look des japonaises branchées : mini-jupe ou mini-short, bas, et talons aiguilles ou bottes. Un look aussi court en dehors de l'été serait vulgaire en France, mais ici ca semble commun : c'est super fréquent de voir des filles habillées comme ça, même l'hiver… Elles doivent avoir froid, quand même !

Cerisiers en fleurs :

Un groupe qui faisait un petit concert, ils s'appellent Loovee, ça fait très boys-band. En tout cas, il y avait vraiment beaucoup de monde dans le parc.

Les fameux rockers à la banane, à l'entrée du parc qui se situe du côté d'Harajuku.


Je veux aller dans le parc du Meiji Shrine, dans lequel je n'ai pas pu aller le dimanche. Je repasse donc par Harajuku, puisque c'est le chemin. Mais je n'ai plus de batterie sur mon appareil photo.
Juste de quoi faire une dernière photo. Après, j'ai beau le rallumer, il s'éteint tout de suite tout seul.

Vous ne verrez donc pas des filles d'Harajuku en total look cuir et muselière, ça faisait très sado-maso.
Et vous ne verrez pas non plus le Meiji Shrine pour cette fois, mais je compte y retourner (avec un appareil photo rechargé).

mercredi 4 avril 2007

31 mars : repos

Samedi, je me repose. Beaucoup de stress cette semaine avec ces histoires de câble introuvable. Ca fait du bien de rester sans rien faire.

Je sors juste en fin de journée, pour faire les courses. J'en profite pour photographier le côté d'un restaurant pas loin de la station de métro (Monzen-Nakacho).

30 mars : électricité, épisode 8

Bon, vendredi, je décide de résoudre enfin mon problème : puisqu'aucun magasin ne vend l'alimentation que je veux, je vais commander sur eBay.

Je préfère faire ça, prendre le temps de savoir exactement ce qu'il me faut, plutôt que d'essayer de faire comprendre à des vendeurs à l'anglais limité, qu'il faut qu'ils me commandent un câble à une boite (Acer) à qui ils n'en ont sans doute jamais commandé, avec les risques d'erreurs que cela peut comporter. En plus ça me coûte moins cher : je le paye moins de 17€ (frais de port compris), alors que j'avais acheté le câble de remplacement a Akihabara 5920¥ (environ 38€).

Sinon, après toutes ces péripéties causées par mon problème de câble, je suis content d'être en week-end !

29 mars : jardins du palais impérial

Jeudi, après le repas de midi, je sors prendre un café avec un collègue. Sur sa proposition, nous allons dans les jardins du palais impérial (j'étais déjà passé à côté, mais comme d'habitude trop tard dans la journée, les portes étaient déjà fermées).

On commence par une vue du fond du parc, de loin, et d'un peu plus près, sur le côté.

Une vue sur le côté du parc, et puis une photo plus proche du cerisier qu'on voyait sur les photos précédentes.

Lorsqu'on passe sur le petit pont (là où on voit des gens sur les photos précédentes), on aperçoit des grosse carpes koï ; ça me fait penser à "Métaphysique des tubes" d'Amélie Nothomb. On passe ensuite, en s'éloignant, devant une construction en bois.

De ce côté-ci du parc, il y a beaucoup d'arbres divers, un pour chacune des 47 préfectures du Japon : je pense pouvoir affirmer sans trop prendre de risque que le palmier venait d'une préfecture méridionale, et le pin d'une préfecture nordique.
Nous finissons par sortir et retourner travailler…


Le soir, je retourne encore à Akihabara pour me faire rembourser mon alim. Le vendeur est rapide pour le faire, j'en suis content parce que je commence à avoir plus que marre de cette histoire.

28 mars : électricité, épisode 7

Je me décide enfin à retourner à Akihabara.
Bien obligé, le câble dont j'ai besoin ne va malheureusement pas tomber du ciel. Pour ne pas prendre le risque de repousser encore une fois, j'y vais assez tôt (10 heures). Sans doute trop tôt d'ailleurs, certains magasins, fermant tard, ouvrent vers 10h30 ou 11h.
Bon, certains sont déjà ouverts : en regardant de plus près les alimentations disponibles, j'en vois en effet plusieurs qui correspondent (19V 3,42A) mais avec un embout diffèrent. Bon, tant pis, je vais tenter le coup quand même, bien que je ne sois pas vraiment . Je cherche celle pour laquelle l'embout correspond le plus, et je l'achète.
Enfin j'ai une alimentation.
Je rentre au labo à pied (15 minutes de marche) ; un peu au Sud d'Akihabara, je vois un logo marrant sur la façade d'un immeuble.

Je teste l'alim : l'embout ne rentre pas. Tant pis, au moins j'aurais essayé, et maintenant je suis vraiment sûr qu'aucune alimentation disponible dans ces magasins ne convient.

27 mars : électricité, épisode 6

Mardi, ça commence à s'arranger un peu.

Déjà, la prof qui m'encadre a trouvé un ordi pour moi. Elle m'avait envoyé un mail en me proposant plusieurs choix, je lui avais répondu que je préférais le vieux portable, pas besoin d'un truc super récent pour faire mon boulot.

En revenant de manger, je vois un petit ordi portable (elle est venue quand j'étais parti) ; en le lançant je m'aperçois qu'il s'agit d'un Windows Vista en japonais. Elle a laissé un post-it sur le pc, pour expliquer que le vieux portable avait des problèmes pour installer les logiciels ; je pense plutôt que c'est la mentalité japonaise qui trouverait impoli de refourger des machines dépassées à des étrangers.

Sinon, après avoir lu un commentaire d'Yvan sur mes problèmes d'alimentation, je lui envoie un mail pour lui demander plus d'informations. Il m'explique que les alimentations sont assez standard sur le voltage et l'ampérage (dans mon cas 19V 3,42A), que seul l'embout change selon les marques (par exemple une alimentation HP marcherait aussi sur un Acer). Comme la veille, je ne vais finalement pas à Akihabara, repoussant encore. Mais au moins, je commence à comprendre, et à reprendre espoir de résoudre mon problème.

26 mars : électricité, épisode 5

Lundi, j'arrive au boulot en expliquant mon problème à mes collègues (je n'ai pas trouvé de câble vendredi).

L'un transmet un message à la prof qui m'encadre pour qu'elle soit au courant de mes problemes, l'autre me prête un de ses ordinateurs (il en a plusieurs) pour me dépanner, le temps que la prof trouve un vrai ordi à me prêter.

L'après-midi, je passe beaucoup de temps sur internet à chercher des renseignements sur mon câble ; et oui, je n'y connais strictement rien, moi.

Au départ, je voulais retourner a Akihabara le soir. Mais je suis finalement trop fatigué, alors je reporte ça au lendemain.

mardi 3 avril 2007

25 mars : Roppongi, Aoyama, Otomesando, Harajuku

Dimanche, en me levant, j'allume la télé et apprend qu'il y a eu un violent séisme de l'autre cote du Japon, sur la côte ouest, à plusieurs centaines de kilomètres. Je dormais encore quand il s'est produit.
Ensuite, envie de me balader dans le sud-ouest de Tokyo.

Direction tout d'abord Roppongi. C'est le quartier pour les occidentaux, pour les touristes, donc on y croise beaucoup de visages aux traits occidentaux.
Mais, même ici, l'anglais laisse parfois à désirer. Nous sommes au centre "Roppongi Hills". Il y a une statue représentant une araignée… Faut aimer…

On aperçoit la tour de Tokyo, malgré le brouillard, qui est à l'ouest. Je me marre en voyant un restaurant de Robuchon (bon appétit, bien sûr) ici.

Ensuite je pars vers Aoyama, en direction du Nord. Je longe le grand cimetière d'Aoyama (avec une croix chrétienne perdue au milieu des tombes d'autres rites). Je passe devant un grand théâtre, dont j'ai malheureusement oublié le nom

Petite escale au sanctuaire Noji. Noji était un grand général de l'armée japonaise lors de la guerre contre les Russes. Lorsque l'empereur Meiji décède en 1912, Noji et sa femme se font seppuku (hara-kiri) par fidélité envers lui.

Ce qui est un peu surprenant, c'est que ce sanctuaire très calme se situe au bord d'une rue assez urbaine, sur laquelle se trouve les sièges de Sony Music et d'Universal Music.

En continuant la balade, je finis par longer le parc du palais impérial d'Akasaka.

J'arrive ensuite au niveau du "Meiji shrine outer garden". C'est le jardin externe du Meiji Shrine, comme son nom l'indique. C'est vert, il y a des fleurs, c'est joli.


Au sein de cet endroit se trouvent de grands équipements sportifs : des stades de base-ball, et surtout le Stade Olympique, qui a servi pour les Jeux Olympiques d'été de 1964, et plus récemment pour les championnats du monde d'athlétisme de 1991 (pour les connaisseurs, c'est ici que la lutte entre Carl Lewis et Mike Powell a permis au second d'exploser le record du monde de saut en longueur -8m95).

J'ai continué vers le Nord, jusqu'à Shinanomachi.
Ce quartier, c'est celui de la Soka Gakkai. Une secte bouddhiste japonaise très répandue : c'est notamment la 3ème secte de France, discrète et profitant de la sympathie pour les mouvements bouddhistes. J'en ai découvert l'existence il y a quelques mois sur l'excellent BDblog de Tarrin.
Sur la deuxième photo, on voit, comme je l'avais lu dans l'article de Charlie Hebdo, les magasins affichant avec les couleurs rouge-jaune-bleu leur appartenance à la secte (oui, bon, c'est petit, j'osais pas prendre les magasins en photo de trop près).
(voir tout le dossier de Prevensectes sur la Soka Gakkai)

Je suis la ligne de train pour aller en direction du parc Shinjuku Gyoen. Mais les parcs ferment très tôt au Japon (16h, 16h30), c'est déjà fermé quand j'y arrive

Maintenant, je vais vers l'ouest, direction le Yoyogi Park. Je repasse devant le stade Olympique, mais de l'autre coté.

Je me perds un peu dans Aoyama. Ou plutôt, je vais dans la mauvaise direction. Mais bon, je finis par m'y retrouver. À un moment, je prends à droite pour retrouver la bonne direction ; la rue s'appelle Otomesando, elle monte jusqu'au Yoyogi Park. Elle est bordée de magasins.
On peut y voir, comme sur la première photo, une enseigne Louis Vuitton avec une affiche de fille peu habillée juste à côté. Mais aussi une enseigne au nom français douteux (déposer un colombin, c'est pas super classe)


La rue débouche sur le quartier d'Harajuku. C'est la que vous trouverez la jeunesse la plus folle de Tokyo, aux tenues provocantes, que les touristes passent leur temps à photographier (bon, il faisait nuit, la photo est assez sombre).


On aperçoit très bien le Yoyogi National Stadium, autre stade utilisé pour les Jeux de 1968.

Le parc du Meiji Shrine est lui aussi déjà fermé. Il reste le Yoyogi Park. Bon, il fait quasiment nuit, pas top. Mais je profite quand même des fontaines.

Je sors de l'autre côté du parc, à l'ouest, et tombe sur un autre magasin au nom français marrant.

J'ai beaucoup marché, je suis bien loin de chez moi, c'est l'heure de rentrer !

lundi 2 avril 2007

24 mars : Harumi, Toyosu

Samedi, je suis encore fatigué par mon escapade de la veille, je traîne pas mal. Je finis par sortir en fin d'après-midi, histoire de ne pas me dire que je suis resté enfermé toute la journée. Après les immeubles de la veille, j'ai besoin de retrouver un peu de tranquillite.

C'est pourquoi je vais vers le Sud, dans des quartiers près de la baie de Tokyo, des petites îles dans l'embouchure de la Sumida, orientée nord-est/sud-ouest. Le premier s'appelle Tsukishima ; en allant vers le sud-ouest, vers le bout de l'île, cela devient une zone portuaire. On a une très belle vue sur les immeubles du quartier Ginza au centre-ville de Tokyo, de l'autre côté de la rivière.

Je traverse le pont pour aller sur une autre île, Harumi. Mais comme j'ai du mal avec l'orientation je me goure ensuite de direction, mais je ne m'en rends compte qu'une fois bien engagé sur un gros pont. Ce pont va vers une autre île de la baie : Toyosu. Bon, finalement je continue. Mais avant je profite d'être sur le pont pour prendre en photo le sud de Tokyo, les quartiers dans la baie qui se développent.
Je fais aussi une vidéo. Je crois que le vent (qui soufflait fort) s'entend un peu ;)
Et puis, je m'amuse à prendre des photos de nuit de la route avec les voitures qui y passent à grande vitesse (d'ailleurs, ça, plus le vent, plus le fait d'être sur un pont, ça n'aide pas a garder l'appareil photo stable le temps de la photo).

Une fois sur Toyosu, je continue à faire des photos de nuit, la première près d'une avenue, avec une route sur un pont. La seconde, près d'un grand centre nommé Lalaport : j'aime particulièrement le ton bleu de celle-ci, qui a été donné par une grande grue illuminée en bleu juste à côté.